Adaptation

des expéditions pour mieux comprendre notre cerveau et notre corps

 

UNE PREMIÈRE MONDIALE POUR MIEUX COMPRENDRE LA CAPACITÉ D’ADAPTATION DE L’HOMME EN SITUATIONS RÉELLES

Changement et Adaptation sont les mots du siècle actuel. Que nous le voulions ou non, que nous l’acceptions ou non, nos mondes évoluent ; nos vies subissent des mutations ; nos environnements se transforment. L’humain doit modifier sa manière de vivre pour s’assurer un avenir sur notre planète, en réduisant ses pollutions, bien entendu, mais aussi en s’adaptant aux nouvelles données mondiales. Mais en sommes-nous capables ? Quelles sont nos ressources ? Comment pouvons-nous développer de nouvelles aptitudes à réagir mieux et plus vite ? Pour construire demain, encore faut-il comprendre l’humain d’aujourd’hui !

Notre capacité à l’adaptabilité est intimement liée à notre agilité corticale : notre cerveau est l’atout majeur face aux changements. Un cerveau que nous connaissons encore mal, tant les études in situ, au cœur des situations réelles, sont difficiles à réaliser. Il faut aussi comprendre nos aptitudes physiologique à résister et évoluer dans les différents climats, alors qu’aucune étude n’a été réalisée dans chaque climat sur une même personne.
ADAPTATION est donc autant le défi unique de progressions successives dans les climats les plus extrêmes de la planète qu’une manière de mieux comprendre la capacité humaine d’adaptation dans des conditions très changeantes qui, a priori, nous sont impropres.

 

4 traversées successives pour une première mondiale

L’expédition Adaptation 4×30 jours et les travaux de recherche associés vont se dérouler en 2 phases de 4 traversées chacune.

Chaque traversée se fera dans un milieu parmi les plus extrêmes de la planète : désert iranien : chaud et aridité extrêmes, canaux de Patagonie : froid et humidité extrême, Amazonie :  chaud et humidité extrêmes, Sibérie : froid et aridité extrêmes.

 

2016 | L’explorateur Christian Clot réalise les 4 traversées en solo

  • Ajustement et la validation des protocoles de recherches dans des conditions extrêmes.
  • Études sur les réactions et l’adaptation d’une personne en solitaire.

 

2017 |Expédition de groupe : « Mission 20 »

  • Etude globale sur un groupe représentatif de 10 femmes et 10 hommes, de nationalités différentes. Le groupe sera mené par le chef d’expédition : Christian Clot et réalisera les 4 mêmes traversées.
  • Les études scientifiques porteront sur les thèmes de la capacité d’adaptation, la collaboration, le leadership,…

 

 

Un projet de Christian Clot

Christian se consacre depuis vingt ans à l’exploration des milieux les plus extrêmes, en solitaire ou comme leader d’expéditions, en se questionnant sur l’interaction entre les milieux et sur la capacité de l’humain à s’adapter aux conditions complexes. Il a réalisé des traversées au long cours et travaux dans tous les terrains, de la mer à la montagne, des forêts aux déserts, dont une première mondiale en étant le premier homme à entrer dans la partie centrale des montagnes de la Cordillera Darwin (Terre de Feu (Cl). Il a écrit et réalisés plusieurs livres et films, propose des conférences en entreprises ou tout public et a été plusieurs fois primé pour ses travaux.

Adaptation 4×30 est le fruit de nombreuses années de travail et de réflexion. Pendant ces nouvelles expéditions, nous souhaite questionner scientifiquement notre capacité d’adaptation face à des situations de crise, en partant de trois constats : la plupart des études de ce genre sont réalisées en laboratoires ou a posteriori, bien après les événements ; il est impossible de réaliser des études sur des personnes subissant des crises violentes ; les expéditions d’exploration constituent par contre un terrain de recherche rare, puisque les conditions sont similaires aux crises et qu’elles sont, là, observables.Entre 2005 et 2011, j’ai pu monter un premier programme avec des universités qui a produit les premiers résultats tout en permettant de mieux cerner les problématiques. Avec l’évolution des technologies et l’apport fabuleux du LNC, nous pouvons aujourd’hui envisager ces nouvelles études in situ sur la capacité humaine d’adaptation face aux changements et aux crises de manière ambitieuse.

genèse du projet 

christian clot | la science sur le terrain

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Depuis une vingtaine d’années, Christian mène des expéditions en conditions extrêmes, seul ou comme leader d’expédition de recherche, dans tous les milieux terrestres et marins. Il est l’auteur de plusieurs livres et films.

« Je suis explorateur parce que je me suis toujours posé des questions et que je n’ai jamais voulu croire que l’on connaissait déjà toutes les réponses. Notre monde recèle encore tant d’inconnues, et j’ai eu la chance d’en parcourir certaines, où chaque pas, chaque rencontre, est une découverte, une splendeur. Mais j’ai aussi rapidement ressenti que les expéditions en terres extrêmes étaient un terrain de recherche, car elles représentent des temps de vie singuliers. Durant plusieurs semaines, nous vivons dans des conditions particulièrement difficiles, isolés du monde, sans aide extérieure et, le plus souvent, sans possibilité de sortir de la situation avant le terme fixé.

L’humain se retrouve seul face à lui-même, dans des conditions trop complexes et imprévisibles pour avoir été pleinement appréhendées préalablement. Cela génère fatigue, stress et peurs importants, autant que des bonheurs proches de l’euphorie. Et pourtant il doit y vivre, y réaliser un parcours et un travail, tout en collaborant avec ceux qui l’accompagnent, eux-mêmes subissant les mêmes doutes et dérèglements.

J’ai ainsi eu l’occasion d’observer des actions et des réactions particulières, des luttes, des rejets, comme des capacités incroyables d’acceptation et de résilience. Des évolutions profondes, parfois très rapides, qui démontrent des capacités adaptatives insoupçonnables. Ces réactions, j’ai aussi pu les observer chez des personnes subissant une crise violente, imprévisible, comme lors d’un tsunami, d’un acte de guerre ou d’une crise.J’ai  ainsi  voulu  questionner  scientifiquement  notre  capacité d’adaptation face à des situations de crise, en partant de trois constats : la plupart des études de ce genre sont réalisées en laboratoires ou a posteriori, bien après les événements ; il est impossible de réaliser des études sur des personnes subissant des crises violentes ; les expéditions d’exploration constituent par contre un terrain de recherche rare, puisque les conditions sont similaires aux crises et qu’elles sont, là, observables.

Entre 2005 et 2011, j’ai pu monter un premier programme avec des universités qui a produit les premiers résultats tout en permettant de mieux cerner les problématiques. Avec l’évolution des technologies et l’apport fabuleux du LNC, nous pouvons aujourd’hui envisager ces nouvelles études in situ sur la capacité humaine d’adaptation face aux changements et aux crises de manière ambitieuse. Et il est temps !

Car aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri d’un changement de vie rapide, profond et totalement imprévisible, en entreprise comme au quotidien. Il faut mieux nous y préparer. Pour cela, il faut d’abord mieux comprendre quelles sont nos capacités, nos outils, pour le faire. C’est le but d’ADAPTATION ! »

 


 

De la mission solo à la mission 20 

Deux expéditions uniques

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Une expédition solo puis en groupe

L’expédition Adaptation et les travaux de recherches associés vont se dérouler en 2 étapes de 4 traversées chacune.

2016 : l’explorateur Christian Clot réalise 4 traversées dans les milieux les plus extrêmes de la planète en solitaire. Cette expédition permettra :

  • L’ajustement et la validation des protocoles de recherches dans des conditions extrêmes
  • Études sur les réactions et l’adaptation d’une personne en solitaire

2017 : étude globale sur un groupe représentatif de 10 femmes et 10 hommes, de nationalités différentes. Le groupe sera mené par le chef d’expédition : Christian Clot et réalisera les 4 mêmes traversées.  Les études scientifiques porterons sur les thèmes de la capacité d’adaptation, la collaboration, le leadership,…

objectifs scientifiques 

influence du milieu sur l'homme et le cerveau

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Pour mieux connaître l’humain

Pour la première fois des humains seront confrontés à des changements rapides, dans des milieux à risque, sur une longue période, tout en réalisant des études corticales novatrices in situ.

Notre objectif: étudier comment le cerveau humain et la physiologie humaine s’adaptent aux situations de changements et à l’environnement. On connaît très peu l’influence de ces facteurs sur l’humain alors que les hommes seront conduits à vivre dans des environnements plus sévères et des changements plus fréquents.

Les champs d’analyse ci-dessous seront privilégiés dans cette première phase du projet.

  • Capacité d’adaptation
  • Prise de décision
  • Motivation
  • Gestion de la prise de risque
  • Collaboration
  • Leadership
  • Impact des milieux sur l’homme
  • Résistance physiologique

Dans les différentes expéditions les 20 équipiers seront divisés en sous-groupes avec un leader. Cette organisation permettra d’évaluer les effets du statuts social (leader vs non-leader) sur les altérations du jugement et de la prise de décision et des tâches liées à l’interaction sociale selon son appartenance au groupe (dans le groupe vs hors du groupe)

Les participants feront l’objet d’études comportementales juste avant et après chaque milieu. Les protocoles seront basés sur des batteries de tests comportementaux (quantitatifs et qualitatifs) pour évaluer les process fonctionnels. Les techniques de neuro-imagerie moderne seront également utilisées pour enregistrer l’activité cérébrale.

 

Les résultats attendus

Cette méthodologie permettra de mesurer :

  • Les effets de l’exposition à long terme à chaque milieu extrême sur les process fonctionnels impliqués dans le jugement et la prise de décision ;
  • Les relations entre l’altération de ces process et l’adaptation neurophysiologique observée sur le cerveau humain ;
  • La différenciation des facteurs physiques et sociaux qui génèrent ces altérations et adaptations ;
  • Les différences entre les individus et les genres

La valorisation

Ce projet s’adresse, en premier lieu, aux institutions et organisations impliquées dans l’accompagnement et la prise en charges populations ou communautés confrontées à des conditions de vies générant un stress physique, psychologique ou social fort (par exemple : population en détresse, réfugiés, migrants, voyageurs en zone reculées, etc.) Les retombées scientifiques du projet pourraient aider ces institutions et organisations à améliorer leur efficacité dans les programmes d’intervention pour protéger et accompagner ces populations, principalement en prenant en compte les spécificités des capacités de jugement et de décision de ces personnes.

 

 


 

Une étude scientifique exploratoire

Interview du Pr.Etienne Koechlin, responsable des études cognitives

Etienne est le fondateur et directeur du Laboratoire des Neurosciences Cognitives, rattaché à l’ENS, unité INSERM U960. Spécialiste de la prise de décision, il se décrit lui-même comme un explorateur. Avec des dizaines de publications et des milliers de citations à son actif, ses « explorations » ont été fructueuses. Avec Christian Clot, ils ont fait évoluer le projet pour lui donner sa dimension actuelle. Directeur des études cognitives, Etienne sera entre autres épaulé par Katia Dauchot, neurobiologiste et Margaux Romand-Monnier, doctorante.

Quel est l’objectif scientifique de ces expéditions ?

Nous voulons étudier comment le cerveau humain et les fonctions cognitives associées s’adaptent à l’environnement dans lequel l’individu vit. On connaît en effet très peu l’influence des facteurs environnementaux sur la physiologie cérébrale et la cognition humaine, alors qu’à l’avenir, ces facteurs vont probablement changer fortement et que les hommes seront vraisemblablement conduits à explorer et vivre dans des environnements plus sévères. L’étude portera sur les fonctions exécutives associées aux lobes frontaux, à savoir les fonctions de jugement et de prise de décision dans leur dimension à la fois cognitive, émotionnelle et sociale.

Qu’espérez-vous découvrir avec ces études ?

Les résultats obtenus permettront de comprendre comment des facteurs environnementaux influencent la physiologie cérébrale et comment cette adaptation physiologique cérébrale modifie les facultés de jugement et de prise de décision.